Du côté de Chez Albertine…

Parlons peu parlons bien, c’est la fin de l’année. D’ici la rentrée, plus de spectacles, plus d’ateliers, plus de débats, plus de montages techniques… La rose se met en veille… Et qui dit « mise en veille » dit : plus-de-rencontre.

#FAUX. ON RIGOLE. Bien évidemment jusqu’au bout du bout nous essaierons de vous faire découvrir tous nos bons plans, nos envies et nos coups de cœur.

Et puisque, vous et nous, avons cette passion commune du web 2.0, si nous allions fouiner dans ses archives ?

Et des trésors, nous en avons trouvé ! Mais qu’il est difficile de faire un choix dans cette pluie de bonnes idées. Néanmoins c’est tout d’abord du côté d’Audrey de Chez Albertine que je me suis penchée.

chez albertineMais siiii ce blog, présent dans nos onglets favoris depuis septembre, parle aussi bien de cheesecake que de créations contemporaines !

Et bien un clic par-ci un clic par là et nous tweetions ensemble autour d’un café.
Pour être vraiment précise, tout a commencé comme ceci :

De : Audrey Chaix
Envoyé : jeudi 4 juin 2015 10:12
À : Justine
Objet : Re: Et si on se rencontrait ?

Bonjour Audrey,
Comme promis je reviens vers toi pour t’évoquer le début de mon idée… J’ai l’envie de créer un échange avec toi à la fois sur ce que tu fais, blog , radio etc mais aussi en connaître un peu plus sur ton intérêt pour La rose … Nous pourrions revenir un peu en arrière pour savoir qui est Audrey et qui est Albertine 😉 ? Quels sont tes projets ? Comment le lien avec la rose est-il né ou grandit-il ? L’idée est davantage ici de faire se rencontrer deux bloggeuses et de voir ce qui en découle…

De : Audrey Chaix
Envoyé : jeudi 4 juin 2015 11:23
À : Justine
Objet : Re: Et si on se rencontrait ?

Bonjour Justine,
Mercipour ton mail, et pour ton idée, ça m’intéresse !
Tout à fait partante pour en discuter autour d’un café, ce sera plus sympa !
Je te propose le nouveau petit salon de thé tout mimi qui vient d’ouvrir : ça s’appelle l’impertinente, 9 boulevards Papin (entre la Porte de Paris et le parc Lebas).

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvées ICI, dans le merveilleux petit salon de thé L’Impertinente dans les belles rues lilloises… (#cestbonbon)CaptureBon. Petits cappuccinos carrotcake et cheesecake commandés, nous pouvons nous mettre au travail. Car oui le labeur peut se faire dans la bonne humeur et en ingurgitant beaucoup de calories.

Alors concrètement : Qui est ALBERTINE ? Qui est ce point d’ironie ? Comment Albertine trouve(nt)-elle(s) ses bons plans ? Comment Albertine partage(nt) ses coups de cœur? Et comment un jour Albertine a franchi le pas de La rose ?

« Nous avons ouvert le blog fin septembre ». Nous ? « Oui nous. » Car si c’est avec Audrey, journaliste à toutelaculture.com que je parle, se cache non loin de nous une certaine Bérangère, journaliste chez Sortir.

« Nous avions toutes les deux des boulots qui nous amenaient à faire des visites de presse dans des musées et des lieux culturels. Un jour je suis allée au Casino Barrière assister à un cours de cuisine et j’ai croisé Bérangère. Je ne sais plus comment c’est arrivé sur le sujet mais on a eu l’envie de créer un blog ensemble sur la vie lilloise avec une exigence bien précise : bien écrire. »

Et si Chez Albertine se lance au mois de septembre sur la toile du web, c’est avec beaucoup de plaisir que nous pouvons y lire de nombreux articles allant du petit resto testé lors d’un week-end, au récit d’un voyage fait aux States, à la pièce de théâtre à aller voir, en passant par le dernier best-seller lu en 2h30 tellement la tension était palpable.

albertine 3En bref si ligne éditoriale existe, ligne éditoriale se résume à : « J’ai une bonne copine et j’ai un truc à lui raconter ». Simple. Net. Précis. Efficace cette Albertine.

Mais finalement « Chez Albertine » c’est « chez Audrey », « chez Bérangère » ou « chez Audrey et Bérangère » ? Ni l’un, ni l’autre (ni l’autre encore). Chez Albertine, c’est Chez Albertine. Chez Quynh c ‘est chez https://www.voyagevietnam.co/. Point.

« On avait l’envie d’assumer un petit côté vintage et surtout même si nous bloguons sur la vie lilloise, on ne voulait pas du mot Lille dedans. La question du prénom pour le nom du blog est venue assez rapidement. Choisir le nom c’est le plus difficile. Le côté « chez quelqu’un » nous semblait chaleureux et permettait d’assumer le fait d’être deux. On avait envie de quelque chose de convivial et la référence au personnage de Proust nous plaisait. »

(Pour ceux qui s’interroge je laisse Wikipédia éclairer les zones d’ombres : la recherche du temps perdu, couramment évoqué plus simplement sous le titre La Recherche, est un roman de Marcel Proust, écrit entre 1906 et 1922 et publié entre 1913 et 1927 en sept tomes, dont les trois derniers parurent après la mort de l’auteur. Plutôt que le récit d’une séquence déterminée d’événements, cette œuvre s’intéresse non pas aux souvenirs du narrateur mais à une réflexion sur la littérature, sur la mémoire et sur le temps. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_recherche_du_temps_perdu )

proust« Le point d’ironie s’est ajouté ensuite. Déjà il formait un « C » ce qui rappelait le titre mais il indique aussi le ton sur lequel nous communiquons. Tout ça dans un beau design retro qu’Anna (http://www.awstein.com/ ) une amie nous a concocté, l’image était créée. »

Aujourd’hui, le blog a une bonne notoriété sur la Webosphere. S’il n’est pas encore (mais ce n’est qu’une question de temps) en concurrence directe avec les réseaux du Ministère de la Culture, les retours des lecteurs sont les meilleures récompenses qu’Albertine (soit Audrey et Bérangère, c’est la dernière fois que je le précise 😉 ) pouvaient espérer.

« Quand les gens te disent : je suis allé(e) voir tel spectacle, telle expo parce que je l’ai vu sur le blog ou sur les réseaux sociaux, c’est juste génial. »

Et que de retours. Si le blog n’est pas dans la volonté d’être dans une stratégie bien préméditée, l’organisation un peu freestyle d’Audrey et Bérangère s’apparente un peu à du « coup de cœur/coup de gueule » (mais surtout coup de cœur. Albertine c’est l’amour.). Chez Albertine, ce n’est pas un moyen de gagner sa vie mais un moyen de se faire plaisir.

« L’idée c’est d’avoir un espace d’expression libre pour écrire. Quand on veut, où on veut, ce qu’on veut. L’objectif n’est pas d’avoir des barrières qui finissent par bloquer l’écriture. Nous avons tout de suite ouvert le blog, le compte facebook et le compte twitter. Le compte instagram est venu après. »

En effet, le dessein de notre rencontre est bien sûr de papoter blog et réseaux sociaux autour d’un café et d’un carrotcake (fini et digéré, #damned ) car finalement, Albertine c’est sur le web que nous l’avons rencontrée, que nous avons tissé des liens et que nous avons échangé. Les réseaux sociaux nous ont permis de créer une vraie familiarité et une réelle confiance ainsi que de profonds relais entre nos évènements. Le numérique a créé entre nous une sorte de contrat tacite digne du : « je t’aime bien, tu m’aimes bien, échangeons ensemble vers l’infini et l’au-delà. »

« C’est un nouveau moyen de communication. Le web est devenu un moyen d’écrire même si l’on n’est pas journaliste pur. Un moyen de faire le relais de façon plus libre et avec moins de contraintes. On est libre de dire ce que l’on aime et libre de pouvoir écrire sans forcément prouver quelque chose. C’est là où le web offre plus de liberté que le papier. »

Ton réseau social de prédilection ?

« Twitter sans hésitation. J’ai connu ce réseau social en allant à Londres. Twitter devient le lieu où l’on montre ce que l’on sait faire. J’ai créé mon compte en 2012 mais j’ai été active dessus un peu plus tard. »

Albertine, Albertine, tu te faufiles dans le public de La rose, et tu te laisses à la confidence dans tes chroniques et dans tes tweets.

« Finalement on se sent chez soi dans les structures. J’ai connu La rose lors du premier « Prémices » qui s’appelait d’ailleurs « Labomatik théâtre ». J’ai d’ailleurs un très mauvais souvenir de ce spectacle. Mais La rose est devenue un lieu essentiel. C’est pile poil dans ces structures disciplinaires et engagées que j’aime me rendre pour découvrir. »

J’avais (au cas où) apporté la brochure de La rose pour pouvoir lui faire feuilleter un peu. Quelle idée ? Audrey-Albertine avait déjà pris les devants. Alors forcément une question me démange : Un spectacle coup de cœur pour la saison à venir ?
« SIVADIER bien sûr ! »

Albertine, on a un truc à te dire, tu sais à La rose on t’aime bien !