A la rencontre de « Lille aux folies »

Aujourd’hui nous rencontrons AUDREY.

#FAUX (encore). Même si Audrey est un joli prénom (CC Chez Albertine et Mother in Lille), maintenant c’est « Lille aux folies » que nous abordons.

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Laissez-moi vous raconter… Toujours dans la même volonté de papoter réseaux sociaux et culture c’est le/la propriétaire du compte twitter « Lille aux folies », vif/vive diffuseur/se de spectacle vivant sur le reseau, que je décide d’interpeller. Après quelques mots, le rendez-vous est pris, nous nous verrons à La rose un jeudi de juin.

14h. L’heure sonne. Et qui voyons-nous débarquer ? *****, qui, tout sourire, va s’annoncer auprès de Maxence et Aline, nos splendides sourires Colgate : « j’ai rendez-vous avec Justine ! »

Imaginez nos têtes quand nous avons vu que « Lille aux folies », ce(tte) discret(e) mais actif/ve twittos qui en dit long sur l’activité culturelle de la métropole mais bien peu sur sa personne, était en réalité une personne de notre équipe d’ouvreur(ses).

QUE DE CACHOTTERIES.

Alors, évidement dans ce revirement de situation, ma première question est : révélons-nous ton identité ?

Après une longue hésitation, le verdict tombe…

Vous n’en saurez pas plus…

Cependant si le mystère continuera de planer sur l’identité ***** vous pouvez néanmoins en savoir plus sur « Lille aux folies ». Jeune étudiant(e) en Master de …, « Lille aux folies » est un(e) ancien(ne) dunkerquois(e) devenu(e) lillois(e), connaissant peu le théâtre et le spectacle vivant et n’étant absolument pas adepte des réseaux sociaux… Je vous l’accorde, sur le papier, on a envie de se dire : où veux-tu en venir ?

En effet, c’est totalement par hasard que « Lille aux folies » surnommé(e) LAF est venu(e) s’installer sur le territoire du spectacle vivant…

« J’avais un job d’ouvreur(se) au Bateau Feu à Dunkerque, que j’ai eu totalement par hasard. Je ne connaissais pas le théâtre et j’ai profité de l’opportunité pendant leur crémaillère. Ça a été une vraie révélation. En arrivant à La rose des vents, j’ai eu envie de m’intéresser beaucoup plus au spectacle vivant. J’étais frustré(e) de voir que mes ami(e)s ne connaissaient pas beaucoup de lieux. C’est à partir de là que j’ai trouvé un intérêt à diffuser les évènements culturels. Je ne diffuse pas forcément ce que j’ai pu voir ou les grandes actualités mais tout un éventail culturel de la métropole. »

Adepte de notre belle Rose mais aussi du Théâtre du Nord et restant fidèle malgré tout à son théâtre dunkerquois, ***** prend la grande décision de devenir « Lille aux folies » via Twitter et depuis peu (c’est vraiment tout frais) via trumblr. Concert, exposition, spectacle vivant, théâtre, danse, tout ce qui attire l’œil de LAF est étudié et diffusé.

« A chaque début de mois, je prends tous les prospectus que je peux trouver. Structures, magasins, lieux culturels, librairies, universités, et je fais le tri. Je sélectionne selon mes envies, selon l’ampleur du sujet, selon ma curiosité et le contexte géographique. Ma limite est celle des transports en communs. Je ne diffuse pas plus loin que ce que le métro, le bus et le tram ne peuvent m’emmener. Mon objectif est vraiment de faire découvrir ce qu’il se passe juste autour de toi. »

Sans critique, sans jugement, LAF a la seule ambition de partager ses envies, ses coups de cœur mais aussi et surtout son amateurisme dans tout le sens positif que ce terme induit. Ayant la sensation d’une diffusion encore disparate, LAF se donne la lourde charge de prendre une partie de la mission et de changer la vision quelque peu élitiste que peut subir le monde du spectacle vivant. C’est finalement l’envie de crier haut et fort l’accessibilité de la culture pour des timides comme lui/elle, qui incite LAF a créer son propre réseau social. Trouvant en Facebook, un côté plus intime et personnel c’est vers l’instantané de Twitter que LAF pose ses valises.

« A travers Twitter il me semblait possible de garder mon anonymat. Je ne suis pas du tout bloggeuse à l’origine. Je découvre les réseaux sociaux depuis peu mais ce sont d’incroyables moyens de communication. Grâce à eux j’ai pu développer mon idée sans obstacle. J’ai même l’envie d’agrandir le projet et pourquoi pas « recruter » des personnes, créer une équipe. Au début je publiais beaucoup et aujourd’hui il est difficile de trouver un temps régulier. A plusieurs nous pourrions le faire. Et puis pourquoi ne pas agrandir des projets avec un partenariat avec des structures ? J’ai d’ailleurs créé un compte tumblr pour pouvoir écrire des choses plus conséquentes que sur twitter tout en restant sur du micro-blogging. »

Alors Lille aux folies, pouvons-nous dire : La rose des vents un jour, La rose des vents toujours ?

« J’ai eu des coups de cœur en 2014 comme le Marivaux, Tragédie de Dubois ou encore Corinne Dadat. Pour la saison prochaine, je ne connais pas assez les grands noms pour pouvoir faire ma sélection. Je n’ai pas assez de connaissance, mais je vais m’y atteler. »

En discutant avec « Lille aux folies », ne cesse de résonner en moi la citation de Samuel Beckett que notre directeur Didier Thibaut a joliment repris dans son édito : « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux ». Car que ce soit pour un journaliste, un comédien, un directeur artistique ou un amateur, finalement ces mots vibrent en nous de la même façon.