A la poursuite d’Agathe, notre stagiaire…

Qui a dit qu’il y avait un âge pour aller au théâtre? Et bien pas La rose des vents. Pour vous le prouver, Amièle est partie à la rencontre des classes de CP de l’école de Wattrelos.

Je dois vous l’avouer, je ne l’ai pas accompagné. Lâchement, j’ai failli à ma tâche. Car devant plus d’une dizaine d’enfants, je ressemble un peu à ça.

Pas commode n’est-ce pas? Cependant, toujours avec un plan B à l’esprit, c’est Agathe, stagiaire à La rose des vents pour quelques semaines qui a suivi Amièle pour cette aventure.
Alors finalement en ce vendredi de juin, on peut dire que je vais à la rencontre d’Agathe, qui elle, va à la rencontre d’Amièle, qui elle, va à la rencontre des classes de CP de Wattrelos.

Commençons par le commencement et allons voir qui est Agathe :

« Je suis étudiante en licence 3 de management et sciences sociales à l’IAE de Lille. J’aimerais plus tard me servir de la culture comme tremplin à l’insertion sociale. C’est donc comme ça que j’ai atterri à La rose des vents dans le service des relations publiques, puisque pour moi l’un des principaux atouts de La rose est que, pour chaque soir de représentation, le public de la salle soit le reflet de la société. Voilà donc ce qui m’a attirée vers ce théâtre pour 6 semaines, et j’en suis ravie ! »

Suivide nos stars Diane, Anna et Amièle dans les rencontres avec les publics, les rendez-vous professionnels mais aussi pour la logistique, Agathe m’a également aidée pour la communication numérique (et notamment pour remercier nos 500 abonnés sur twitter : c’est ICI :D)

« Grâce à ce stage j’ai l’opportunité d’aller présenter et de faire des retours sur quelques spectacles, notamment avec Anna et Amièle dans des centres sociaux, des maisons d’accueil, hôpitaux de jour ou encore à des enfants de classes primaires… On s’en doute bien, chaque réaction est différente mais toutes témoignent d’un humour, d’une émotion et d’une certaine innocence…

Par exemple, lors de la présentation de Molin Molette à une classe de CP de l’école de Wattrelos… »

AH NOUS Y VOILA. La rencontre 2 : LES ENFANTS ! Pour le coup Agathe, est plutôt du genre… confiante.

« … à la question « qu’est-ce que c’est pour vous le langage ? », certains enfants ont répondu « c’est parler à l’Italie, à l’Angleterre ! » « C’est faire des signes », lorsqu’on leur a demandé s’ils savaient ce qu’étaient les décors, une petite a remarqué timidement que c’était comme les sapins de Noël… on a aussi eu droit à la question «est-ce qu’il y aura des toilettes ?»

Une pause s’impose. Faisons un point sur le spectacle Molin Molette, qui fut aussi notre dernier jeune public de la saison. Spectacle de Pierre Meunier, Molin Molette évoque l’histoire d’un homme et une femme qui se livrent à des expériences étonnantes autour de la chute et du mouvement des ressorts.

« Mais quand il s’agit d’expliquer ce qu’ils font ou de raconter quelque chose à ce propos, on se rend compte que l’un des deux souffre d’une timidité profonde et que l’usage des mots le jette dans des abîmes de perplexité. L’autre, apparemment plus avancé dans l’expression orale, tente de le corriger, de l’éduquer, de lui donner un mode d’emploi du bien parler en s’aidant de la physique. L’étonnement éprouvé devant ces expériences va les amener à des endroits inattendus. » nous dit la Compagnie.

A mi-chemin entre le cirque, le théâtre et le cinéma, on comprend un peu plus pourquoi le langage a été le thème mis en avant dans les rencontres et c’est une écriture scénique entière qu’invente Pierre Meunier dans ses spectacles.

Alors qu’est-ce que le langage ?

« Le langage c’est aussi celui des reines. Parce que les reines, quand elles vont faire pipi, elles disent qu’elles vont sur le trône » #SoCute.

Mais retournons voir Agathe :

« Lorsque nous sommes allés vendredi dernier avec le comédien Olivier Menu, de la compagnie Les fous à réaction, faire le bilan du spectacle « En attendant Godot », à l’hôpital de jour de la Madeleine pendant leur traditionnelle après-midi cultur, nous avons pu voir à travers les réactions, et les questions le bienfait que cela procure aux patients, de sortir régulièrement voir des spectacles, et de rencontrer d’autres personnes…

De plus, j’aime beaucoup la relation que créent les RP avec les groupes qu’elles accompagnent. Toute la difficulté se trouve dans la prise de risque des spectacles qu’elles proposent mais aussi dans la médiation, le contact qu’elles établissent avec leur groupe et la façon dont ils se réfèrent à elles. »

Un bilan de mi-parcours ?

« Cela ne fait que 3 semaines que je suis à La rose, et pourtant j’ai eu l’occasion de faire énormément de choses ! Entre les conférences (comment aborder le handicap dans la culture, la réinsertion sociale à travers la culture et l’utilisation du numérique dans les pratiques culturelles), les présentations de spectacles du reste de la saison, les réunions et présentations de la prochaine saison… on sent le rush monter et ce n’est pas fini !

Si je devais résumer ce stage en un mot, ce serait le mot « enrichissant » (à tous les points de vue !) »

Vous n’allez pas me croire, mais le pire c’est que ce n’est pas moi qui ai demandé à Agathe de résumer son stage en un mot 😉