Paris capitale du monde ?

Carrefour artistique et culturel international, Paris est considérée comme la capitale mondiale de la mode, de la gastronomie et du luxe. Amateurs de visites culturelles seront ravis par cette destination qui regorge de musées, théâtres et monuments architecturaux à visiter. Le plus difficile sera de faire un choix parmi tout ce que la capitale de France vous offre pour votre séjour.

Quelques informations utiles pour la planification de vôtre séjour

Ces quelques informations vous sont seulement fournies à titre indicatif afin de vous permettre de parfaire vos préparatifs. Cette liste ne saurait être exhaustive, alors n’hésitez pas à nous contacter pour de plus ample informations afin d’avoir l’esprit tranquille le jour du départ.

Température : La température se situe aux alentours de 24 degrés Celsius par une belle journée de la saison estivale. L’été à paris s’avère donc très confortable et agréable pour les journées en plein air.

Devise : La devise de la France est l’Euro. Vous pouvez effectuer un changement sur place dans les banques du lundi au vendredi de 9h à 12h. Les bureaux de poste peuvent changer l’argent comptant uniquement. Pour ce qui est des cartes de crédit, Mastercard et Visa sont acceptées dans la plus part des guichets automatiques.

Voltage: Il est important de prendre en considération le cycle de voltage des entrées de courant qui est de 230V – 50Hz. Si vous prévoyez apporter dans vos bagages des fournitures électriques telles séchoir ou fer à cheveux, assurer vous de penser à faire l’achat d’un adaptateur avant votre départ.

Les incontournables de Paris

Paris défend son titre de capitale culturel avec ses nombreux monuments historiques et musée dont l’incontournable musée du Louvre. Construit en plein centre de paris, les vingt arrondissements sont placés de manière à former une spirale autour du musée. Parmi les monuments les plus illustres de la ville, n’hésitez pas à passer contempler le Panthéon avec son dôme géant qui surplombe le quartier latin, les Jardins du Luxembourg et ses magnifiques fontaines, la célèbre cathédrale Notre-Dame de Paris et son escalier qui vous mènera au sommet d’une des tours. Les monuments architecturaux de renommé mondiale sont encore nombreux avec par exemple L’arc de triomphe, Le palais de Justice et sa chapelle et l’église St-germain-des-Prés.

Capitale mondiale de la mode, n’hésité pas à aller magasiner aux très luxueuse Galeries Lafayette. Situé sur le boulevard Haussmann ce point de vente de vêtement haute couture saura satisfaire tout les portefeuilles puisqu’une simple visite s’aura vous éblouira par la magnificence de l’architecture.

De plus , les amateur de fine gastronomie se réjouiront devant la finesse culinaire des grands restaurants. D’ailleurs, ne manquer de monter au sommet de l’emblématique tour Eiffel afin d’admirer la vue imprenable sur les vingt arrondissements de la ville et savourer un moment de détente au bar a champagne situé au sommet ou manger un morceau au restaurant de la tour Eiffel avec la ville de paris à vos pieds.

Ville culturel effervescente, vôtre visite ne saurait être complète sans assister à l’un des nombreux spectacles que la programmation de théâtres très réputés vous offre. Des choix intéressant pour tous les portefeuilles.

Pour une soirée des plus chics, réservez des billets au prestigieux opéra Garnier et mêlé vous à la foule de spectateurs qui gravissent les marches du grand escalier de marbre et d’onyx pour passer une soirée inoubliable. Vous pourrez aussi assister du répertoire de la comédie française, seul théâtre d’état de Paris, ou la troupe de Molière à produit ses spectacles.

Pour assister à une représentation plus intime, dirigé vous aux minuscule Théâtre de La Huchette qui n’en reste pas moins connue a travers le monde pour offrir une représentation de La cantatrice chauve de Ionesco du lundi au samedi à 19h et 20h et ce sans interruptions depuis 1957. La troupe compte 17000 représentations à ce jour de cette pièce dans cette salle.

Assister au spectacle coloré du célèbre moulin rouge bien connue du publique par le film éponyme du réalisateur Baz Luhrmann. Assuré vous de réservez préalablement une table puisque la vue est bien meilleure que pour les spectateurs assis au bar.

Pour profiter de rabais sur les nombreux spectacles offerts tous les soirs, présentez vous au kiosque théâtre situé au 15 Place Madeleine. Vous pourrez acheter des billets à moitié prix pour les spectacles du jour.

Devant le large éventail de possibilité qui s’offre à vous n’hésitez pas à nous contacter. Il nous fera plaisir de vous aider à planifier vôtre voyage en fonction de vos intérêts et qui s’aura satisfaire vos attentes.

Bon voyage!

Le Mini Orchestre de Muzzix

Ah le collectif Muzzix… ils sont si nombreux que je ne les ai même pas tous rencontrés. Dans la trentaine d’artistes que regroupe le collectif, et après Sébastien, JB, David, Christian et Ivann, c’est Nicolas contrebassiste hors pair que je découvre. Cheveux châtains, très sympathique et avec une contrebasse aussi grande que lui, il est accompagné de Christian le trompettiste, lorsque je découvre son talent.

QUOI DEJA LE 12 MAI ?
Pas de panique, c’est demain !

QUOI VOUS N’AVEZ PAS VOS PLACES –> c’est par ici !

Alors comment se fait-il que vous ayez loupé l’évènement Christian Nicolas ? Et bien parce qu’il s’agissait d’un nouveau concept de La rose : le concert chez l’habitant. Pour ceux qui connaissent le rose@home, vous allez vite comprendre, pour les autres, écoutez bien.

Diane, Anna, et Amièle sont parties à la recherche de fans du Collectif Muzzix, en résidence depuis quatre ans déjà à La rose des vents, pour leur proposer un petit évènement : un concert privé dans leur nid douillet (salon, cuisine ou véranda ; c’est au choix, on n’est pas exigeant). Evidement nous n’avons pas fait du porte à porte pour kidnapper vos salons et amis (quoi que…), mais après une petite enquête, nous rencontrons Joseph, spectateur de La rose, qui nous emmène chez Gwen et Philippe.

« Attendez », avez-vous envie de me dire… « C’est Jospeh que vous rencontrez mais c’est chez Philippe et Gwenn que vous allez ? »… Effectivement. Car en réalité l’appartement de Joseph, (qui est ingénieur), est en travaux et c’est justement Gwenn, (qui elle, est architecte et en couple avec Philippe, qui lui est architecte de formation) qui a dessiné les plans de l’appartement de Joseph. Et puis de fil en aiguille, on devient amis, on s’invite et on fait des concerts chez l’habitant ensemble, vous suivez ?

BREF

Nous sommes une vingtaine à savourer un verre et à papoter …

« Bonjour, Amélie, je suis médecin. »

« Bonjour, Justine, je suis en service civique en communication numérique à La rose des vents. ».

(NOTE POUR PLUS TARD : penser à inventer un sigle de « service civique en communication numérique à la rose des vents ».)

…avant de laisser Christian sonner les coups de trompettes dignes du Festival d’Avignon pour lancer le top départ. Bon j’exagère un peu mais pas tant finalement car après avoir quelque peu chamboulé l’installation de l’appartement (un canapé, une table basse, une télé et une étagère, ça va !) Nicolas et Christian ont pu s’éclater et faire partager un peu de leur art en attendant le GRAND ORCHESTRE DE MUZZIX (Je le dis et je le répète, on ne dit pas GOM.)

Allez cette fois je n’en dis pas plus et je vous laisse savourer… A demain !

Une semaine culturelle à Marc Sautelet {Episode 2}

Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont été oubliés durant quelques jours car ici : aucun obstacle, tout est réalisable. Il suffit d’un peu d’imagination et de soutien.C’est le retour de La rose et qui dit retour dit MISE A JOUR ! Et c’est avec un petit flashback de la semaine culturelle au centre de rééducation de Marc Sautelet à Villeneuve d’Ascq que j’aimerais commencer. (Mais si, rappelez-vous je parlais de l’épisode 1 ici !)

D’initiations musicales en ateliers artistiques, en passant par de vrais moments de rencontres et des bouleversements d’organisation, le moins que l’on puisse dire c’est que l’intensité était l’invitée d’honneur de cette semaine d’action!

D’un côté, il y a Anna et moi, qui ne cessions de courir dans les couloirs … (ça ressemblait à peu près à ça…)

De l’autre, Michel Liégois le plasticien, qui, à l’aide de bouts de sctochs, immortalisait les silhouettes des ados sur les murs,

Sans oublier David de Muzzix se promenant avec son sachet de bouchons, Sébastien malaxant ses éponges, Jean-Baptiste faisant couiner ses bouteilles d’eau vides et Christian soufflant dans des tubes en PVC…

Ce sont les instruments de Christian…

il est VRAI, que nous avons quelque peu chamboulé la « journée type à Marc Sautelet ». D’ailleurs Zitoune, Dahim, Cassandre ou encore Dominique, éducateurs s’en souviennent !

« Ils sont un peu fous ! » me dit l’un des enfants ! Ils ne sont pas fous, ils sont vivants et quel pied !

Car effectuer une semaine culturelle, c’est bien, mais s’adapter à un centre de rééducation (soit, faire face à des enfants poursuivant une scolarité spécialisée, mais aussi des soins de kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie, infirmerie et bien d’autres parfois insoupçonnables) c’est un autre challenge.

P1020968 bisHeureusement, impossible n’est pas rose des vents et dès 9 heures du matin, nous entrons en scène. Le collectif Muzzix dans la bibliothèque et Michel Liégois dans la salle d’activité. Je fais face à une ébullition de découvertes et de créations traversant tous les âges. Et même si la journée commence sereinement avec les massages sonores de David Bausseron chez les tous petits (ouvrants si grands leurs yeux et leurs oreilles qu’il était difficile de savoir si c’était l’instrument de musique ou la barbe de David qui attirait l’attention), la suite des journées, chez les moyens et les ados ont produit de véritables explosions sonores et visuelles. Coupage, collage, superposage, dessin, sculpture en papier, création d’instrument, de sonorité, de partition, rien ne nous a échappé.

Si nous devions résumer cette semaine en un mot je dirais : adaptation. Et pas seulement pour parler des emplois du temps des enfants non, l’adaptation s’est ressentie chez tout le monde. Autant pour les efnants qui passaient d’une activité musicale à une activité plastique, que pour les artistes eux même s’adaptant à chaque « difficulté ».

On dit souvent, « chacun son métier », et bien durant ces quelques jours nous avons complètement oublié ce dicton pour réunir toutes nos capacités et faire vivre à ces enfants quelques instants de ressources. Fauteuil roulant et béquilles, au placard ! Ou presque ! Ce qui est sûrs, c’est qu’ils ont été oubliés durant quelques jours car ici : aucun obstacle, tout est réalisable. Il suffit d’un peu d’imagination et de soutien.

Alors évidemment, tout ce beau travail, il faut le présenter et pas devant n’importe qui s’il vous plaît, équipes de Marc Sautelet, de Muzzix, de La rose, de la Drac, de l’ARS réunies, tout le monde est présent pour assister au petit concert-restitution folklorique. Bon, c’est vrai, il y a eu quelques fausses notes, mais ça vaut le coup de faire grincer un peu les écoutilles quand on fait face à quelques instants d’innocence.

Patate Land à Wazemmes

Il est clair que l’on ne s’arrête jamais. Car après Marc Sautelet c’est vers le Collège de Wazemmes que La rose des vents se dirige et cette fois c’est Amièle que je suis.
Avant d’aller plus loin il est grand temps de vous avouer ceci : je ne suis pas Lilloise (par souci de sécurité je garde mon identité géographique secrète) et prendre le métro seule dans la jungle urbaine fut pour moi un véritable obstacle. Alors c’est avec Diane (et en voiture) que je découvre pour la première fois le collège de Wazemmes.

Je rencontre la Peuplum Cactus Compagnie entourée d’une trentaine d’élève, non pas en atelier cuisine (décidément après les fouets de Marc Sautelet, on va finir par croire que c’est une obsession) mais bien en atelier de création de marionnettes à base de pomme de terre.

« Pomme de terre, pomme de terre… » vous dites-vous … mais oui. Tout à fait, Peuplum Cactus = Cœur de Patate, spectacle jeune public que nous avions reçu à La rose quelques mois plus tôt.

Alors ce projet comment est-il né ? Et bien ce sont Axel Raix, principal de l’établissement, Patrice Gache professeur de français, Jeanne Martin professeure d’SVT, Amièle, Diane (on ne les présente plus !), Luc-Vincent et Jessy de la compagnie qui nous l’expliquent.

« C’est un projet qui date de trois ans finalement. Avant, il y avait un parcours de trois ou quatre spectacles et une visite de La rose des vents mais l’année dernière nous avons eu l’envie de pratiquer le théâtre en interne. Alors cette année, il fallait intégrer une compagnie » nous dit assez fière Jeanne Martin

Cependant rencontrer un public adolescent c’est assez périlleux et Diane nous fait remarquer là que se trouve l’une de leurs missions. En tant que chargée de relations publiques, il s’agit aussi de trouver la cohérence d’un projet face aux compagnies et aux publics.

« Il faut savoir quelles sont les compagnies capables de travailler entre le Jeune Public et le public adolescent. Cet entre-deux est souvent le public le plus compliqué parce qu’on reflète une image de soi aux autres parfois difficile à assumer ».

Sur une vingtaine d’élèves volontaires, garçons et filles se confrontent à la fois à la théorie du spectacle mais aussi à la pratique et suivent depuis un an des ateliers de théâtre trois fois par semaine, ponctuellement accompagnés par la Compagnie. Sans mentir, l’agitation des enfants et l’âge ingrat que représente la treizième année d’une vie a provoqué quelques difficultés et Jeanne insiste sur ce point.

« C’était compliqué. Mais à partir du moment où ils ont compris qu’il ne fallait pas s’observer l’un l’autre mais bien faire face à soi-même, il y a eu un déblocage. »

« Et puis travailler sur le théâtre d’objets, ça a permis d’avoir un relais pour aller au plateau. L’objet a eu une réelle importance. Ce n’était plus vraiment eux, c’était leur marionnette » rajoute Patrice Gache

Et parlons en tiens de cet objet, car on se vante d’être à Patate Land mais c’est quoi Patate Land ? Patate Land c’est une ville. Une vraie ville, avec un cinéma, une mairie, un marchand de kebab et une bibliothèque.

« Au début, l’imaginaire était difficile à provoquer, mais une fois lancé, c’était incroyable. On n’a pas voulu parler d’histoire, car une histoire c’est trop long à créer, on a préféré parler de couleurs, et de situations. Quelque chose qui est en train d’arriver. » La Peuplum Cactus Compagnie

Et est-ce que dans Patate Land il y a un théâtre comme La rose des vents ?

Bon, je titille un peu je suis d’accord, mais tout ça pour dire qu’implicitement, une des missions importantes pour l’établissement et La rose était aussi de faire sortir les élèves.

« Il faut montrer aux parents et aux élèves qu’on peut faire autre chose. Il y a à peu près cinquante projets différents dans tous les domaines au sein de l’établissement pour montrer que l’on peut vivre d’autres choses. Dans leur quotidien, ils ont l’impression que les choses ne sont pas faites pour eux. » nous dit Axel Raix, renchéri par Jeanne Martin « Les élèves s’attendent à ce que les comédiens reviennent l’année prochaine. Ma mission est réussie car au début les élèves ne voulaient pas sortir de leur quartier. Maintenant ils adorent aller au théâtre. D’ailleurs on est retourné voir Meurtre au Motel »

Trêve de bavardage et place à la pratique. Et la pratique, elle s’appelle « Quelque chose de vert », soit une petite forme d’environ une demi-heure créée par Jessy et Luc-Vincent racontant l’histoire incroyable d’un astronaute prisonnier d’une planète sans végétation. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’après la représentation, les questions s’enchaînent

« Vous vous sentez comment devant le public ? »

« C’est quoi vos motivations pour ce métier ? »

« Vous vous êtes habillés en vert parce que ça s’appelle Quelque chose de vert ? »

« Pourquoi il a détruit le vaisseau ? »

« Il y a une morale ? »

Alors pour mieux répondre aux questions, rien de mieux que de s’y confronter soi-même et deux jours plus tard c’est ce à quoi je fais face. Environ vingt enfants sont en train d’éplucher, de découper, de construire et de répéter des scénarios pour mettre en place leur première mise en scène et quelle mise en scène ! Petites incohérences de scénario et bugs de première représentation, mis à part, ce fut assez impressionnant de voir comment une imagination et une énergie stimulées dans le même sens pouvaient vraiment être source de créativité.

A la poursuite d’Agathe, notre stagiaire…

Qui a dit qu’il y avait un âge pour aller au théâtre? Et bien pas La rose des vents. Pour vous le prouver, Amièle est partie à la rencontre des classes de CP de l’école de Wattrelos.

Je dois vous l’avouer, je ne l’ai pas accompagné. Lâchement, j’ai failli à ma tâche. Car devant plus d’une dizaine d’enfants, je ressemble un peu à ça.

Pas commode n’est-ce pas? Cependant, toujours avec un plan B à l’esprit, c’est Agathe, stagiaire à La rose des vents pour quelques semaines qui a suivi Amièle pour cette aventure.
Alors finalement en ce vendredi de juin, on peut dire que je vais à la rencontre d’Agathe, qui elle, va à la rencontre d’Amièle, qui elle, va à la rencontre des classes de CP de Wattrelos.

Commençons par le commencement et allons voir qui est Agathe :

« Je suis étudiante en licence 3 de management et sciences sociales à l’IAE de Lille. J’aimerais plus tard me servir de la culture comme tremplin à l’insertion sociale. C’est donc comme ça que j’ai atterri à La rose des vents dans le service des relations publiques, puisque pour moi l’un des principaux atouts de La rose est que, pour chaque soir de représentation, le public de la salle soit le reflet de la société. Voilà donc ce qui m’a attirée vers ce théâtre pour 6 semaines, et j’en suis ravie ! »

Suivide nos stars Diane, Anna et Amièle dans les rencontres avec les publics, les rendez-vous professionnels mais aussi pour la logistique, Agathe m’a également aidée pour la communication numérique (et notamment pour remercier nos 500 abonnés sur twitter : c’est ICI :D)

« Grâce à ce stage j’ai l’opportunité d’aller présenter et de faire des retours sur quelques spectacles, notamment avec Anna et Amièle dans des centres sociaux, des maisons d’accueil, hôpitaux de jour ou encore à des enfants de classes primaires… On s’en doute bien, chaque réaction est différente mais toutes témoignent d’un humour, d’une émotion et d’une certaine innocence…

Par exemple, lors de la présentation de Molin Molette à une classe de CP de l’école de Wattrelos… »

AH NOUS Y VOILA. La rencontre 2 : LES ENFANTS ! Pour le coup Agathe, est plutôt du genre… confiante.

« … à la question « qu’est-ce que c’est pour vous le langage ? », certains enfants ont répondu « c’est parler à l’Italie, à l’Angleterre ! » « C’est faire des signes », lorsqu’on leur a demandé s’ils savaient ce qu’étaient les décors, une petite a remarqué timidement que c’était comme les sapins de Noël… on a aussi eu droit à la question «est-ce qu’il y aura des toilettes ?»

Une pause s’impose. Faisons un point sur le spectacle Molin Molette, qui fut aussi notre dernier jeune public de la saison. Spectacle de Pierre Meunier, Molin Molette évoque l’histoire d’un homme et une femme qui se livrent à des expériences étonnantes autour de la chute et du mouvement des ressorts.

« Mais quand il s’agit d’expliquer ce qu’ils font ou de raconter quelque chose à ce propos, on se rend compte que l’un des deux souffre d’une timidité profonde et que l’usage des mots le jette dans des abîmes de perplexité. L’autre, apparemment plus avancé dans l’expression orale, tente de le corriger, de l’éduquer, de lui donner un mode d’emploi du bien parler en s’aidant de la physique. L’étonnement éprouvé devant ces expériences va les amener à des endroits inattendus. » nous dit la Compagnie.

A mi-chemin entre le cirque, le théâtre et le cinéma, on comprend un peu plus pourquoi le langage a été le thème mis en avant dans les rencontres et c’est une écriture scénique entière qu’invente Pierre Meunier dans ses spectacles.

Alors qu’est-ce que le langage ?

« Le langage c’est aussi celui des reines. Parce que les reines, quand elles vont faire pipi, elles disent qu’elles vont sur le trône » #SoCute.

Mais retournons voir Agathe :

« Lorsque nous sommes allés vendredi dernier avec le comédien Olivier Menu, de la compagnie Les fous à réaction, faire le bilan du spectacle « En attendant Godot », à l’hôpital de jour de la Madeleine pendant leur traditionnelle après-midi cultur, nous avons pu voir à travers les réactions, et les questions le bienfait que cela procure aux patients, de sortir régulièrement voir des spectacles, et de rencontrer d’autres personnes…

De plus, j’aime beaucoup la relation que créent les RP avec les groupes qu’elles accompagnent. Toute la difficulté se trouve dans la prise de risque des spectacles qu’elles proposent mais aussi dans la médiation, le contact qu’elles établissent avec leur groupe et la façon dont ils se réfèrent à elles. »

Un bilan de mi-parcours ?

« Cela ne fait que 3 semaines que je suis à La rose, et pourtant j’ai eu l’occasion de faire énormément de choses ! Entre les conférences (comment aborder le handicap dans la culture, la réinsertion sociale à travers la culture et l’utilisation du numérique dans les pratiques culturelles), les présentations de spectacles du reste de la saison, les réunions et présentations de la prochaine saison… on sent le rush monter et ce n’est pas fini !

Si je devais résumer ce stage en un mot, ce serait le mot « enrichissant » (à tous les points de vue !) »

Vous n’allez pas me croire, mais le pire c’est que ce n’est pas moi qui ai demandé à Agathe de résumer son stage en un mot 😉

#Larose1516

Et voilà, la présentation de saison est passée et aujourd’hui il est l’heure de faire le bilan…
giphy (1)

Non je rigole, on va vous épargner un bilan chiffré et bien administratif. Par contre on peut sortir les dossiers. Mais figurez-vous que parfois, les images parlent d’elles-mêmes et c’est justement ce que je veux vous montrer aujourd’hui en ce lundi de juin.

Car oui, malgré toute l’euphorie de la saison 15-16 qui arrive à grands pas il faut avouer que nous sommes un peu dans la nostalgie de fin de saison. Vendredi soir, Jonathan Capdevielle nous a présenté la dernière de Saga dans le cadre des Latitudes Contemporaines.

Aujourd’hui, nous allons dire au revoir à cette saison intense. Mais à bas les larmes et bonjour les beaux souvenirs, et cette année il y en a eu ! Pour ceux qui n’ont pas pu venir à la présentation de saison (cause de tremblement de terre, de dégâts des eaux ou d’accouchement. Aucune autre raison ne sera acceptable) nous vous proposons un petit remake de cette superbe soirée.

Appareil photo et portable en main, nous avons immortalisé, tweeté et filmé de grands… de très grands moments (visible sur Twitter , Facebook et Instagram #NewBoy ). En effet, cette année nous avons dit : stop la présentation frontale et bonjour la déambulation. Pour ce faire, rien de plus simple, nous avons distribué à chaque personne du public un bracelet de couleur différente. Chaque bracelet correspondait à un groupe, un endroit, une personne de l’équipe et un artiste. Alors si par exemple, vous étiez dans le groupe vert, vous suiviez Diane accompagnée de Frédéric Laforgue et Alexandre Leroy des Blouses Bleues dans le café de La rose pour une présentation de saison intime et détendue avant de déguster un buffet plein de bons fromages et de bon vin.

En 10 minutes top chrono nous avons voulu tout vous raconter… Voici les meilleurs moments de la soirée.

Au fait, une photo de Penelope Proust se glisse dans la vidéo, mais laquelle ? (bon en même temps le talent parle de lui-même). Bientôt l’oeil de Penelope se fera plus intense… Affaire à suivre.

Du côté de Chez Albertine…

Parlons peu parlons bien, c’est la fin de l’année. D’ici la rentrée, plus de spectacles, plus d’ateliers, plus de débats, plus de montages techniques… La rose se met en veille… Et qui dit « mise en veille » dit : plus-de-rencontre.

#FAUX. ON RIGOLE. Bien évidemment jusqu’au bout du bout nous essaierons de vous faire découvrir tous nos bons plans, nos envies et nos coups de cœur.

Et puisque, vous et nous, avons cette passion commune du web 2.0, si nous allions fouiner dans ses archives ?

Et des trésors, nous en avons trouvé ! Mais qu’il est difficile de faire un choix dans cette pluie de bonnes idées. Néanmoins c’est tout d’abord du côté d’Audrey de Chez Albertine que je me suis penchée.

chez albertineMais siiii ce blog, présent dans nos onglets favoris depuis septembre, parle aussi bien de cheesecake que de créations contemporaines !

Et bien un clic par-ci un clic par là et nous tweetions ensemble autour d’un café.
Pour être vraiment précise, tout a commencé comme ceci :

De : Audrey Chaix
Envoyé : jeudi 4 juin 2015 10:12
À : Justine
Objet : Re: Et si on se rencontrait ?

Bonjour Audrey,
Comme promis je reviens vers toi pour t’évoquer le début de mon idée… J’ai l’envie de créer un échange avec toi à la fois sur ce que tu fais, blog , radio etc mais aussi en connaître un peu plus sur ton intérêt pour La rose … Nous pourrions revenir un peu en arrière pour savoir qui est Audrey et qui est Albertine 😉 ? Quels sont tes projets ? Comment le lien avec la rose est-il né ou grandit-il ? L’idée est davantage ici de faire se rencontrer deux bloggeuses et de voir ce qui en découle…

De : Audrey Chaix
Envoyé : jeudi 4 juin 2015 11:23
À : Justine
Objet : Re: Et si on se rencontrait ?

Bonjour Justine,
Mercipour ton mail, et pour ton idée, ça m’intéresse !
Tout à fait partante pour en discuter autour d’un café, ce sera plus sympa !
Je te propose le nouveau petit salon de thé tout mimi qui vient d’ouvrir : ça s’appelle l’impertinente, 9 boulevards Papin (entre la Porte de Paris et le parc Lebas).

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvées ICI, dans le merveilleux petit salon de thé L’Impertinente dans les belles rues lilloises… (#cestbonbon)CaptureBon. Petits cappuccinos carrotcake et cheesecake commandés, nous pouvons nous mettre au travail. Car oui le labeur peut se faire dans la bonne humeur et en ingurgitant beaucoup de calories.

Alors concrètement : Qui est ALBERTINE ? Qui est ce point d’ironie ? Comment Albertine trouve(nt)-elle(s) ses bons plans ? Comment Albertine partage(nt) ses coups de cœur? Et comment un jour Albertine a franchi le pas de La rose ?

« Nous avons ouvert le blog fin septembre ». Nous ? « Oui nous. » Car si c’est avec Audrey, journaliste à toutelaculture.com que je parle, se cache non loin de nous une certaine Bérangère, journaliste chez Sortir.

« Nous avions toutes les deux des boulots qui nous amenaient à faire des visites de presse dans des musées et des lieux culturels. Un jour je suis allée au Casino Barrière assister à un cours de cuisine et j’ai croisé Bérangère. Je ne sais plus comment c’est arrivé sur le sujet mais on a eu l’envie de créer un blog ensemble sur la vie lilloise avec une exigence bien précise : bien écrire. »

Et si Chez Albertine se lance au mois de septembre sur la toile du web, c’est avec beaucoup de plaisir que nous pouvons y lire de nombreux articles allant du petit resto testé lors d’un week-end, au récit d’un voyage fait aux States, à la pièce de théâtre à aller voir, en passant par le dernier best-seller lu en 2h30 tellement la tension était palpable.

albertine 3En bref si ligne éditoriale existe, ligne éditoriale se résume à : « J’ai une bonne copine et j’ai un truc à lui raconter ». Simple. Net. Précis. Efficace cette Albertine.

Mais finalement « Chez Albertine » c’est « chez Audrey », « chez Bérangère » ou « chez Audrey et Bérangère » ? Ni l’un, ni l’autre (ni l’autre encore). Chez Albertine, c’est Chez Albertine. Chez Quynh c ‘est chez https://www.voyagevietnam.co/. Point.

« On avait l’envie d’assumer un petit côté vintage et surtout même si nous bloguons sur la vie lilloise, on ne voulait pas du mot Lille dedans. La question du prénom pour le nom du blog est venue assez rapidement. Choisir le nom c’est le plus difficile. Le côté « chez quelqu’un » nous semblait chaleureux et permettait d’assumer le fait d’être deux. On avait envie de quelque chose de convivial et la référence au personnage de Proust nous plaisait. »

(Pour ceux qui s’interroge je laisse Wikipédia éclairer les zones d’ombres : la recherche du temps perdu, couramment évoqué plus simplement sous le titre La Recherche, est un roman de Marcel Proust, écrit entre 1906 et 1922 et publié entre 1913 et 1927 en sept tomes, dont les trois derniers parurent après la mort de l’auteur. Plutôt que le récit d’une séquence déterminée d’événements, cette œuvre s’intéresse non pas aux souvenirs du narrateur mais à une réflexion sur la littérature, sur la mémoire et sur le temps. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_recherche_du_temps_perdu )

proust« Le point d’ironie s’est ajouté ensuite. Déjà il formait un « C » ce qui rappelait le titre mais il indique aussi le ton sur lequel nous communiquons. Tout ça dans un beau design retro qu’Anna (http://www.awstein.com/ ) une amie nous a concocté, l’image était créée. »

Aujourd’hui, le blog a une bonne notoriété sur la Webosphere. S’il n’est pas encore (mais ce n’est qu’une question de temps) en concurrence directe avec les réseaux du Ministère de la Culture, les retours des lecteurs sont les meilleures récompenses qu’Albertine (soit Audrey et Bérangère, c’est la dernière fois que je le précise 😉 ) pouvaient espérer.

« Quand les gens te disent : je suis allé(e) voir tel spectacle, telle expo parce que je l’ai vu sur le blog ou sur les réseaux sociaux, c’est juste génial. »

Et que de retours. Si le blog n’est pas dans la volonté d’être dans une stratégie bien préméditée, l’organisation un peu freestyle d’Audrey et Bérangère s’apparente un peu à du « coup de cœur/coup de gueule » (mais surtout coup de cœur. Albertine c’est l’amour.). Chez Albertine, ce n’est pas un moyen de gagner sa vie mais un moyen de se faire plaisir.

« L’idée c’est d’avoir un espace d’expression libre pour écrire. Quand on veut, où on veut, ce qu’on veut. L’objectif n’est pas d’avoir des barrières qui finissent par bloquer l’écriture. Nous avons tout de suite ouvert le blog, le compte facebook et le compte twitter. Le compte instagram est venu après. »

En effet, le dessein de notre rencontre est bien sûr de papoter blog et réseaux sociaux autour d’un café et d’un carrotcake (fini et digéré, #damned ) car finalement, Albertine c’est sur le web que nous l’avons rencontrée, que nous avons tissé des liens et que nous avons échangé. Les réseaux sociaux nous ont permis de créer une vraie familiarité et une réelle confiance ainsi que de profonds relais entre nos évènements. Le numérique a créé entre nous une sorte de contrat tacite digne du : « je t’aime bien, tu m’aimes bien, échangeons ensemble vers l’infini et l’au-delà. »

« C’est un nouveau moyen de communication. Le web est devenu un moyen d’écrire même si l’on n’est pas journaliste pur. Un moyen de faire le relais de façon plus libre et avec moins de contraintes. On est libre de dire ce que l’on aime et libre de pouvoir écrire sans forcément prouver quelque chose. C’est là où le web offre plus de liberté que le papier. »

Ton réseau social de prédilection ?

« Twitter sans hésitation. J’ai connu ce réseau social en allant à Londres. Twitter devient le lieu où l’on montre ce que l’on sait faire. J’ai créé mon compte en 2012 mais j’ai été active dessus un peu plus tard. »

Albertine, Albertine, tu te faufiles dans le public de La rose, et tu te laisses à la confidence dans tes chroniques et dans tes tweets.

« Finalement on se sent chez soi dans les structures. J’ai connu La rose lors du premier « Prémices » qui s’appelait d’ailleurs « Labomatik théâtre ». J’ai d’ailleurs un très mauvais souvenir de ce spectacle. Mais La rose est devenue un lieu essentiel. C’est pile poil dans ces structures disciplinaires et engagées que j’aime me rendre pour découvrir. »

J’avais (au cas où) apporté la brochure de La rose pour pouvoir lui faire feuilleter un peu. Quelle idée ? Audrey-Albertine avait déjà pris les devants. Alors forcément une question me démange : Un spectacle coup de cœur pour la saison à venir ?
« SIVADIER bien sûr ! »

Albertine, on a un truc à te dire, tu sais à La rose on t’aime bien !

A la rencontre de « Lille aux folies »

La semaine dernière je vous parlais d’Audrey de Chez Albertine. Aujourd’hui je vais vous parler d’Audrey… Non non je ne me répète pas. Je vais vous parler d’une Audrey pleine de bonnes idées, de joie de vivre et de partage. Tout à fait, elle est là : MOTHER IN LILLE !

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Alors pour vous, les MommyPower, mais aussi les papa, les enfants, les oncles, les tantes, les grands-parents, les frères et sœurs, les nounous, les cousins, les cousines, les amis, les potes, et même les collègues tiens, bref pour vous tous, Mother in Lille débarque à La rose des vents. Je dis bien vous tous, car si dans Mother in lille résonne le mot Mother, ce n’est pas pour autant que la maternité est le maître mot. Mother in lille ce sont deux femmes Audrey et Charlotte cherchant à partager leurs bons plans et à s’adresser aux familles, dans toutes leurs diversités.

Bon. Comme avec Audrey de Chez Albertine nous avions un peu trop mangé, pour cette rencontre je me limiterais cette fois à un café noir. C’est promis. (Tout de même, le soleil et les plages m’attendent.)

Audrey, commençons par le commencement, qui es-tu ?

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« Je suis journaliste lilloise et Charlotte est parisienne. Nous avions toutes les deux notre blog perso pour le plaisir. Le mien s’appelait « Momes à Lille ». L’idée était de donner des idées de sorties en famille et de montrer une richesse culturelle dans la métropole et la région. Charlotte quant à elle arrivait sur Lille de Paris après un congé parental et avait envie de partager son expérience de « maman active ». »

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C’est bien connu : vie de famille = contrainte. Plus de sorties. Plus de fête jusqu’à 4h du mat’. On n’arrive à occuper le petit mais plus le grand. Plus d’amis non parentaux. Le quotidien rime avec galère et qui dit sortie culturelle dit baby-sitter. Et bien pour Mother in lille QUE NENNI. Et Audrey et Charlotte insistent bien sur ce point puisque l’idée est de répondre aux besoins des familles, et de trouver des adresses qui sortent de l’ordinaire. Pour se faire, rien n’est mis de côté et la palette est large : du lieu secret au rendez-vous immanquable, satisfaire tous les membres de la famille est leur credo. De 7 à 77 ans, la richesse qu’offre la métropole lilloise et les surprises qu’elle nous réservent sont nombreuses vis-à-vis des familles.

Aujourd’hui Mother in lille a trois ans (#HAPPYBIRTHDAY) et les retours sont excellents. Le site internet est devenu une référence (20 000 internautes par mois ce n’est pas rien quand même) que les gens consultent assez spontanément pour y découvrir de nouveaux lieux. Du spectacle à l’expo, en passant par le petit magasin au grand parc féerique, les parents emmènent autant leurs enfants que les enfants n’amènent leurs parents. Entre balade et magasin les deux journalistes, travaillant parfois par correspondance ; répondent au mieux aux problématiques des familles entourées d’enfants entre 0-12 ans (oui car il faut l’avouer, la crise d’ado demande de se retrousser les manches.)

Numériquement parlant, il est vrai que Mother in lille relate plus des qualités d’un site internet que d’un blog et pourtant le site est loin d’être une simple vitrine. En donnant un regard sur les sorties fun et familiales, le site crée une véritable communauté. Et qui dit communauté dit évidemment RESEAUX SOCIAUX. Ils sont là, ils sont beaux, ils sont réactifs et pertinents. Pour Audrey et Charlotte, la création des réseaux sociaux semblait une évidence.

mil2« Appliquer nos objectifs sur le web permet aussi de s’étendre au dehors de la métropole. Il y a des lieux qui ont été de véritables coups de cœur et au fil de l’année, des programmations et des sujets, les actualités ont beaucoup évolué. Le billet du week-end est un pense-bête qui est vraiment attendu. Nos réseaux permettent également de créer des concours qui sont devenus très importants pour nous. Ils permettent à des gens curieux mais parfois frileux de gagner des entrées et d’ouvrir le spectre culturel. Notre ambition c’est de garder une périodicité, un rendez-vous régulier de référence avec des moments de rencontres.»

Et ces rendez-vous c’est aussi à La rose qu’ils se passent. En effet cette année, Audrey est revenue dans notre beau lieu. Je dis « revenue » car en discutant un peu plus, Audrey me confie qu’elle n’y avait pas mis les pieds depuis de nombreuses années. Elle-même curieuse de nouveauté, la démarche de dénicher des évènements forts donnant le goût des arts et de la transmission trouvait réponse dans la programmation Jeune Public de La rose. Ainsi Mother in lille a découvert Molin Molette et La vie de Smisse dans la saison 1415.

« Molin Molette et La vie de Smisse étaient des spectacles qu’on avait déjà suivis et qui correspondaient bien à l’esprit de Mother in lille. Ce sont des spectacles identifiés Jeune Public mais qui apportent une vue sur le monde. Ils plaisent autant aux enfants qu’aux parents. »

Si Audrey et son équipe côtoient de nombreuses structures de la région (clin d’œil à nos amis du Grand Bleu, du Vivat, du Gymnase et bien d’autres), en entrant dans La rose des vents, Mother in lille souhaitait y trouver un contact, des surprises et des coups de cœur pleins de diversités… alors Mother in lille, pari gagné ?

Allez, faites l’amour pas la guerre puisque Mother in lille s’occupe de faire de votre quotidien une caverne aux merveilles. Et La rose des vents aussi soit-dit en passant 😉

A la rencontre de « Lille aux folies »

Aujourd’hui nous rencontrons AUDREY.

#FAUX (encore). Même si Audrey est un joli prénom (CC Chez Albertine et Mother in Lille), maintenant c’est « Lille aux folies » que nous abordons.

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Laissez-moi vous raconter… Toujours dans la même volonté de papoter réseaux sociaux et culture c’est le/la propriétaire du compte twitter « Lille aux folies », vif/vive diffuseur/se de spectacle vivant sur le reseau, que je décide d’interpeller. Après quelques mots, le rendez-vous est pris, nous nous verrons à La rose un jeudi de juin.

14h. L’heure sonne. Et qui voyons-nous débarquer ? *****, qui, tout sourire, va s’annoncer auprès de Maxence et Aline, nos splendides sourires Colgate : « j’ai rendez-vous avec Justine ! »

Imaginez nos têtes quand nous avons vu que « Lille aux folies », ce(tte) discret(e) mais actif/ve twittos qui en dit long sur l’activité culturelle de la métropole mais bien peu sur sa personne, était en réalité une personne de notre équipe d’ouvreur(ses).

QUE DE CACHOTTERIES.

Alors, évidement dans ce revirement de situation, ma première question est : révélons-nous ton identité ?

Après une longue hésitation, le verdict tombe…

Vous n’en saurez pas plus…

Cependant si le mystère continuera de planer sur l’identité ***** vous pouvez néanmoins en savoir plus sur « Lille aux folies ». Jeune étudiant(e) en Master de …, « Lille aux folies » est un(e) ancien(ne) dunkerquois(e) devenu(e) lillois(e), connaissant peu le théâtre et le spectacle vivant et n’étant absolument pas adepte des réseaux sociaux… Je vous l’accorde, sur le papier, on a envie de se dire : où veux-tu en venir ?

En effet, c’est totalement par hasard que « Lille aux folies » surnommé(e) LAF est venu(e) s’installer sur le territoire du spectacle vivant…

« J’avais un job d’ouvreur(se) au Bateau Feu à Dunkerque, que j’ai eu totalement par hasard. Je ne connaissais pas le théâtre et j’ai profité de l’opportunité pendant leur crémaillère. Ça a été une vraie révélation. En arrivant à La rose des vents, j’ai eu envie de m’intéresser beaucoup plus au spectacle vivant. J’étais frustré(e) de voir que mes ami(e)s ne connaissaient pas beaucoup de lieux. C’est à partir de là que j’ai trouvé un intérêt à diffuser les évènements culturels. Je ne diffuse pas forcément ce que j’ai pu voir ou les grandes actualités mais tout un éventail culturel de la métropole. »

Adepte de notre belle Rose mais aussi du Théâtre du Nord et restant fidèle malgré tout à son théâtre dunkerquois, ***** prend la grande décision de devenir « Lille aux folies » via Twitter et depuis peu (c’est vraiment tout frais) via trumblr. Concert, exposition, spectacle vivant, théâtre, danse, tout ce qui attire l’œil de LAF est étudié et diffusé.

« A chaque début de mois, je prends tous les prospectus que je peux trouver. Structures, magasins, lieux culturels, librairies, universités, et je fais le tri. Je sélectionne selon mes envies, selon l’ampleur du sujet, selon ma curiosité et le contexte géographique. Ma limite est celle des transports en communs. Je ne diffuse pas plus loin que ce que le métro, le bus et le tram ne peuvent m’emmener. Mon objectif est vraiment de faire découvrir ce qu’il se passe juste autour de toi. »

Sans critique, sans jugement, LAF a la seule ambition de partager ses envies, ses coups de cœur mais aussi et surtout son amateurisme dans tout le sens positif que ce terme induit. Ayant la sensation d’une diffusion encore disparate, LAF se donne la lourde charge de prendre une partie de la mission et de changer la vision quelque peu élitiste que peut subir le monde du spectacle vivant. C’est finalement l’envie de crier haut et fort l’accessibilité de la culture pour des timides comme lui/elle, qui incite LAF a créer son propre réseau social. Trouvant en Facebook, un côté plus intime et personnel c’est vers l’instantané de Twitter que LAF pose ses valises.

« A travers Twitter il me semblait possible de garder mon anonymat. Je ne suis pas du tout bloggeuse à l’origine. Je découvre les réseaux sociaux depuis peu mais ce sont d’incroyables moyens de communication. Grâce à eux j’ai pu développer mon idée sans obstacle. J’ai même l’envie d’agrandir le projet et pourquoi pas « recruter » des personnes, créer une équipe. Au début je publiais beaucoup et aujourd’hui il est difficile de trouver un temps régulier. A plusieurs nous pourrions le faire. Et puis pourquoi ne pas agrandir des projets avec un partenariat avec des structures ? J’ai d’ailleurs créé un compte tumblr pour pouvoir écrire des choses plus conséquentes que sur twitter tout en restant sur du micro-blogging. »

Alors Lille aux folies, pouvons-nous dire : La rose des vents un jour, La rose des vents toujours ?

« J’ai eu des coups de cœur en 2014 comme le Marivaux, Tragédie de Dubois ou encore Corinne Dadat. Pour la saison prochaine, je ne connais pas assez les grands noms pour pouvoir faire ma sélection. Je n’ai pas assez de connaissance, mais je vais m’y atteler. »

En discutant avec « Lille aux folies », ne cesse de résonner en moi la citation de Samuel Beckett que notre directeur Didier Thibaut a joliment repris dans son édito : « Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux ». Car que ce soit pour un journaliste, un comédien, un directeur artistique ou un amateur, finalement ces mots vibrent en nous de la même façon.